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Kabare : l’IPGL clôture à Irhambi-Katana les réunions de mobilisation des peuples autochtones pygmées et des communautés locales pour la protection du PNKB

Après les étapes de Mudaka, Miti et Bugorhe, l’Initiative pour la Paix et la Gouvernance Locale (IPGL Asbl) a clôturé, mardi 31 mars 2026, sa série de réunions de sensibilisation dans le groupement d’Irhambi-Katana, en territoire de Kabare, autour de la protection du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB).

Ces rencontres ont permis de mettre en évidence la nécessité, pour les populations riveraines, de mieux comprendre les risques liés aux activités illicites dans ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, et de s’impliquer activement dans sa préservation.

Sous la facilitation de Maître Prince Nyakasaha, conseiller technique au sein de l’IPGL, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment l’interdépendance entre l’homme, la faune et la flore, les savoirs endogènes des peuples autochtones en matière de conservation de la nature, les conséquences de la dégradation du parc, ainsi que les pratiques durables de protection de l’environnement et l’engagement communautaire.

Prenant la parole, Daniel Mastaki, coordonnateur de l’IPGL, a lancé un appel pressant aux communautés riveraines à prendre conscience des risques qui pèsent sur les générations présentes et futures. Il a également invité les participants à devenir des relais communautaires, chargés de sensibiliser leurs milieux respectifs pour une protection durable du Parc national de Kahuzi-Biega.

Au cours de ces échanges, plusieurs recommandations ont été formulées, parmi lesquelles la vulgarisation de la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature, ainsi que celle de la loi n°22/030 du 15 juillet 2022 portant promotion et protection des droits des peuples autochtones pygmées en RDC.

Les participants ont également préconisé le renforcement des activités socio-économiques des peuples autochtones, notamment à travers l’élevage de petits bétails, afin de réduire la dépendance aux ressources naturelles du parc, ainsi que la promotion des cultures maraîchères.

Par ailleurs, ils ont recommandé l’élargissement des activités de sensibilisation dans d’autres groupements du territoire de Kalehe, notamment à Mbinga-Sud, Kalonge, Bitale et Mubuku, afin d’atteindre un plus grand nombre de communautés. Ils ont aussi insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des sensibilisateurs communautaires pour une meilleure diffusion du message.

Les participants ont en outre appelé au renforcement du dialogue entre les gestionnaires du PNKB et les communautés locales, à travers des initiatives telles que le reboisement, la restauration des écosystèmes villageois et la promotion de sources d’énergie alternatives respectueuses de la biodiversité.

Ils ont cependant, encouragé la dénonciation des auteurs des actes de destruction du parc auprès des autorités compétentes.

Réunissant éleveurs, exploitants forestiers, membres des communautés autochtones pygmées, autorités locales, organisations de conservation et acteurs de la société civile, ces rencontres ont abouti à un engagement des participants à relayer les messages de sensibilisation dans leurs entités respectives.

Il sied de noter que cette activité de l’IPGL s’inscrit dans le cadre d’un projet d’appui à la sensibilisation et au relèvement socio-économique des communautés autochtones Batwa et autres populations riveraines, avec le soutien financier du Global GreenGrants Fund (GGF) et l’accompagnement technique de Strong Roots Congo.

Rédaction

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