Sud-Kivu/Éducation : la NDSCI/Bagira alerte sur le déclin de la section Pédagogie générale et appelle les autorités à agir

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI), noyau communal de Bagira, tire la sonnette d’alarme sur la situation de la section Pédagogie générale en République démocratique du Congo, particulièrement dans la province du Sud-Kivu.
Dans un mémorandum officiel adressé au ministre national de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté (EPST), au gouverneur du Sud-Kivu ainsi qu’aux directeurs provinciaux de l’EPST Sud-Kivu 1 et 2, cette structure dénonce une sous-estimation progressive de cette filière de formation des futurs enseignants.
Selon elle, depuis la réforme éducative mise en œuvre entre 2016 et 2021, qui a privilégié les filières techniques, la section Pédagogie générale est progressivement délaissée.
La structure citoyenne affirme que cette situation se traduit notamment par une baisse du niveau des élèves qui y sont orientés, un manque de financement, l’absence d’équipements et de bourses, ainsi que par la réduction du nombre de classes dans plusieurs établissements, notamment à Bukavu.
Le mémorandum fait également état d’une augmentation du taux d’échec des élèves de cette section aux épreuves du TENASOSP et de l’Examen d’État, comparativement aux filières techniques. Pour la NDSCI/Bagira, cette tendance pourrait entraîner, dans les prochaines années, une pénurie d’enseignants qualifiés, fragilisant ainsi les fondements du système éducatif congolais.
Face à cette situation, l’organisation recommande aux autorités d’instaurer un budget équitable en faveur de la section Pédagogie générale, notamment à travers l’octroi de bourses d’excellence et de primes aux élèves ainsi qu’aux enseignants.
Elle plaide également pour une réforme du programme afin de renforcer les stages pratiques, d’intégrer les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que la psychologie de l’enfant.
La NDSCI/Bagira appelle en outre à lancer une campagne nationale de revalorisation de la filière, estimant que « sans bon enseignant, pas de bon technicien », les deux sections étant, selon elle, complémentaires.
Elle demande que les diplômés de la section Pédagogie bénéficient d’une priorité lors des opérations de mécanisation des nouvelles unités et des nouveaux promus, exhortant enfin, les autorités à prendre des mesures urgentes afin d’éviter que le Sud-Kivu ne devienne, selon ses termes, « le cimetière de la Pédagogie congolaise ».
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