ActualitésPolitique

Probable glissement en 2028 : l’opposition accuse Félix Tshisekedi de privilégier le pouvoir au détriment du retour de la paix dans l’Est

Les déclarations du président de la République, Félix Tshisekedi, lors de sa conférence de presse tenue mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa, continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.

À deux ans de la fin de son mandat constitutionnel, ses propos évoquant la possibilité d’un maintien au pouvoir « si le peuple le veut » ainsi que l’éventualité d’un report des élections en cas de persistance de la guerre dans l’Est alimentent les débats autour d’un probable glissement en 2028.

Dans l’opposition, plusieurs voix dénoncent un manque de volonté politique pour mettre fin à l’insécurité qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo.

La sénatrice honoraire Francine Muyumba estime que les propos du chef de l’État traduisent une priorité accordée à la conservation du pouvoir plutôt qu’au rétablissement de la paix.

« C’est clair, la paix n’est pas une priorité. La conservation du pouvoir paraît désormais primer, peu importe le prix politique, institutionnel ou humain que le peuple devra payer », a-t-elle réagi sur son compte X.

Selon elle, cette situation est préoccupante pour un pays qui aspire à la stabilité, à l’unité nationale et à une paix durable.

De son côté, Michel Mwika, membre de la plateforme Sauvons le Congo, pointe une contradiction entre le contexte sécuritaire et l’examen en cours d’une proposition de loi sur le référendum à l’Assemblée nationale.

« Les élections de 2028 ne peuvent se tenir sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Pourtant, on évoque un référendum pour modifier illégalement la Constitution et ouvrir la voie à un troisième mandat », a-t-il déclaré.

Pour cet acteur politique, l’absence de certaines provinces aux élections ne saurait servir d’argument pour contourner les dispositions de l’article 220 de la Constitution, considéré comme verrouillant notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels.

Alors que les tensions politiques montent autour de cette question, le débat sur l’avenir institutionnel du pays s’invite déjà au cœur de l’actualité politique congolaise.

Rédaction

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *