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Sud-Kivu : une vague d’attaques armées plonge Uvira et Fizi dans l’inquiétude

La situation sécuritaire reste alarmante dans les villes d’Uvira et de Baraka, ainsi que dans plusieurs localités des territoires d’Uvira et de Fizi, au Sud-Kivu. Dans un bulletin couvrant la période du 22 au 29 mars 2026, le Mouvement citoyen Machozi ya Raïya (MCMR-RDC) fait état d’une recrudescence d’attaques armées visant des civils.

Selon cette organisation citoyenne, les violences enregistrées au cours de cette période se caractérisent par des assassinats et des blessés par balles ou à l’arme blanche, contribuant à instaurer un climat de peur au sein de la population.

Parmi les incidents documentés, une femme a été blessée par balle le 22 mars dans le quartier AEBZ à Baraka par des individus non identifiés. Le même jour à Uvira, dans le quartier Kakombe, une autre femme, identifiée comme Fatuma Mery, a été fusillée avant de succomber à ses blessures après son transfert à l’hôpital.

Le 25 mars, un homme du nom de Rashidi Anzuruni Byamba a été abattu dans le quartier Kalinga Sud, toujours à Baraka. Le lendemain, à Kiliba, dans le territoire d’Uvira, un autre civil, Gerent Kanvinvira, a été tué dans des circonstances similaires. Selon le MCMR, cette localité totalise déjà cinq personnes tuées depuis le début du mois de mars.

La soirée du 28 mars a été particulièrement meurtrière à Uvira. Une attaque armée survenue dans le quartier Kabindula a coûté la vie à Mateso Bertha, âgée de 73 ans. Deux membres de sa famille, dont une jeune fille de 18 ans, ont été blessées et admises dans une structure sanitaire. Les victimes appartiendraient à la même famille.

Le 29 mars, deux autres femmes ont été tuées. À Uvira, Mawazo Jeanne a été abattue dans le quartier Kilibula. Le même jour, à Lubichako, dans le secteur de Ngandja en territoire de Fizi, une femme de 25 ans, mère de quatre enfants, a été poignardée à mort par des inconnus.

Cette même source souligne que, ces attaques présentent des similitudes préoccupantes, notamment l’usage d’armes à feu et d’armes blanches, le ciblage de civils en particulier des femmes et des personnes âgées ainsi que leur survenance en soirée, généralement entre 19 heures et 22 heures, précisant que les auteurs et les motivations de ces actes restent, à ce stade, inconnus.

Face à cette situation, le mouvement citoyen condamne fermement ces violences et appelle les autorités à renforcer les mesures sécuritaires. Il recommande notamment l’intensification des patrouilles nocturnes, la tenue urgente des réunions du Conseil de sécurité et l’ouverture d’enquêtes afin d’identifier et de poursuivre les responsables.

Par ailleurs, le MCMR invite la population à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect et en faisant preuve de vigilance, particulièrement durant les heures tardives.

Alors que la situation sécuritaire se détériore progressivement dans cette partie du Sud-Kivu, l’organisation insiste sur la nécessité d’une réponse rapide, coordonnée et efficace pour restaurer la sécurité et la confiance des populations.

Raphaël Lwango 

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