Humanitaire

Sud-Kivu : La Croix-Rouge recommande un secouriste par famille pour sauver davantage de vies

La Croix-Rouge du Sud-Kivu a célébré, ce vendredi 19 septembre 2025, la Journée mondiale des premiers secours, observée chaque année le 13 septembre. L’édition de cette année était placée sous le thème « Premiers secours et changement climatique ».

Lors de la cérémonie qui s’est tenue au siège provincial de la CRRDC/Sud-Kivu dans la ville de Bukavu, l’organisation a insisté sur la nécessité de renforcer la formation communautaire en recommandant qu’au moins un membre de chaque famille devienne secouriste.

« L’une des missions de la Croix-Rouge est d’alléger les souffrances. Les volontaires interviennent auprès des victimes d’accidents, d’inondations, d’incendies et d’autres catastrophes liées aux changements climatiques », a expliqué John Kashinzwe Cibakenge, secrétaire exécutif provincial de la Croix-Rouge du Sud-Kivu.

Selon lui, le thème choisi cette année illustre l’importance d’adapter les interventions aux réalités actuelles. Les pluies abondantes provoquent des inondations et la sécheresse peut entraîner des incendies.

John Kashinzwe, secrétaire exécutif provincial de la Croix-Rouge sud-Kivu

Dans tous ces cas, il est indispensable de poser des gestes de premiers secours car selon lui, les changements climatiques accentuent donc le besoin de renforcer les capacités de réponse.

Il regrette que malgré plusieurs années de sensibilisation, la population demeure encore insuffisamment préparée.

« Nous pouvons estimer le taux de compréhension à seulement 40 %. Trop souvent, les témoins d’accidents ne savent pas poser les gestes qui sauvent, alors que la première personne sur place est le maillon essentiel de la chaîne des secours », a regretté John Kashinzwe.

Il a également reconnu les difficultés auxquelles les volontaires font face, notamment l’inaccessibilité de certaines zones et le manque de moyens financiers pour soutenir durablement leur engagement.

Face à ces défis, la Croix-Rouge appelle la communauté à s’impliquer davantage.

« Nous voulons un secouriste par famille. Un centre de formation est disponible pour les membres des organisations non gouvernementales, mais aussi pour toute personne désireuse d’acquérir ces compétences », a rappelé le secrétaire exécutif.

Un appel qui, selon lui, demeure essentiel pour réduire les pertes en vies humaines face aux catastrophes et aux accidents qui continuent de frapper la province.

Pascal Mushiarhamina

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