Fizi : pénurie critique de médicaments au poste de santé de Tùbùké 1, le MCMR lance un SOS

Le mouvement citoyen Machozi ya Raïya (MCMR), coordination des moyens plateaux de Tùbùké, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sanitaire au poste de santé de Tùbùké 1, situé dans le groupement de Balala-Nord, secteur de Tanganyika, en territoire de Fizi (Sud-Kivu).
Dans une alerte rendue publique le 16 avril 2026, cette structure citoyenne dénonce une pénurie aiguë de médicaments qui compromet gravement l’accès aux soins pour les habitants de Tùbùké et du village voisin d’Akùkù, relevant du groupement de Bashimnyaka-Nord.
Selon la même source, ces deux entités dépendent exclusivement de ce poste de santé, aujourd’hui confronté à une insuffisance critique de produits pharmaceutiques, en pleine recrudescence des cas de paludisme dans la zone de santé de Fizi.
Le MCMR souligne également que la situation est aggravée par l’afflux de déplacés internes en provenance de Minembwe, Mikenge, Point Zéro et d’autres localités touchées par les violences armées. Cette pression supplémentaire accentue la demande en soins dans une structure déjà fragilisée.
Face à cette crise, les malades sont contraints de parcourir de longues distances pour accéder à des structures sanitaires alternatives, notamment Elumbé (10 km), Ne’ele (20 km) et Nundu (20 km).
Une situation que le mouvement qualifie de préoccupante, évoquant des cas de femmes contraintes d’accoucher en cours de route et des patients graves qui succombent faute de prise en charge rapide.
Dans ce contexte, le mouvement citoyen appelle à une intervention urgente du gouvernement congolais ainsi que des organisations humanitaires nationales et internationales, afin d’approvisionner en urgence le poste de santé de Tùbùké 1 en médicaments et autres intrants essentiels.
« À défaut d’une réponse rapide, ce poste de santé risque de fermer ses portes, exposant davantage la population à une catastrophe sanitaire », prévient le MCMR, qui exhorte les autorités compétentes à agir sans délai pour éviter le pire.
Ce cri d’alarme met en lumière les défis persistants d’accès aux soins dans les zones enclavées du territoire de Fizi, où l’insécurité et l’éloignement des infrastructures continuent de fragiliser les communautés locales.
Raphaël Lwango



