Fizi-Baraka : quand la coupure des réseaux compromet le quotidien des étudiants

La coupure prolongée des réseaux de télécommunication continue de perturber la vie quotidienne à Fizi et Baraka, au Sud-Kivu. Parmi les personnes particulièrement affectées figurent les étudiants originaires de cette région, dont plusieurs poursuivent leurs études à Uvira, au Burundi, à Bukavu et à Goma.
Face à cette situation, des acteurs sociaux et des mouvements citoyens lancent un appel aux autorités du Sud-Kivu pour qu’une réponse urgente soit apportée aux difficultés rencontrées par ces étudiants. Ils plaident notamment pour la mise en place d’un mécanisme de soutien financier temporaire afin de leur permettre de poursuivre leurs études dans des conditions acceptables.
Éloignés de leurs familles, de nombreux étudiants dépendent en effet de leurs proches pour couvrir leurs besoins essentiels, notamment le paiement des loyers, des frais académiques, l’achat de nourriture et d’autres dépenses courantes. Ces aides financières leur parviennent généralement à travers des services de transfert de monnaie électronique tels que M-Pesa, Airtel Money ou Orange Money.
Mais depuis la coupure des réseaux, ces transferts sont devenus difficiles, voire impossibles. Cette situation expose de nombreux étudiants à des difficultés financières et risque de perturber la poursuite normale de leurs études.
Pour y remédier, les acteurs sociaux et mouvements citoyens proposent que le Gouvernement provincial du Sud-Kivu mette temporairement à la disposition des étudiants concernés des prêts sans intérêt. Ces fonds leur permettraient de faire face aux dépenses urgentes liées notamment au logement, à l’alimentation et aux frais académiques.
Selon cette proposition, les montants accordés pourraient être remboursés par les familles des bénéficiaires dès le rétablissement des réseaux téléphoniques et la reprise normale des transferts financiers.
Pour les initiateurs de cet appel, cette mesure constituerait une solution provisoire permettant aux étudiants de traverser cette période difficile sans compromettre leur parcours académique.
Les acteurs sociaux et mouvements citoyens invitent ainsi les autorités provinciales à examiner rapidement cette situation et à prendre des mesures concrètes en faveur des étudiants de Fizi et Baraka.
Pour ces derniers, la coupure des réseaux ne constitue plus seulement un problème de communication : elle affecte directement leurs conditions de vie et la continuité de leurs études.
Raphaël Lwango



