Journée du travail : Civava Kwinja Ghislaine exige le respect du SMIG et des droits des travailleurs

À l’occasion de la Journée internationale du travail, la présidente de l’Intersyndicale provinciale du Sud-Kivu, Civava Kwinja Ghislaine, a livré un message à forte portée sociale, centré sur la dégradation des conditions de vie des travailleurs et l’urgence d’un engagement collectif.
Dans une déclaration officielle du 1er mai 2026 consultée par estnews.info, Civava Kwinja Ghislaine dresse un constat alarmant de la situation socio-économique, tout en formulant des recommandations à l’attention des autorités publiques et des employeurs.
Elle inscrit cette célébration dans la dynamique des thèmes national et international axés sur la résilience et la dignité au travail, qu’elle considère comme un socle pour renforcer le dialogue entre les différentes parties.

Rappelant la portée symbolique du 1er mai, Civava Kwinja Ghislaine souligne qu’il s’agit avant tout d’une journée de mémoire dédiée aux travailleurs décédés ou blessés dans l’exercice de leurs fonctions, tout en insistant sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux défis actuels.
Dans son analyse, elle met en évidence une détérioration progressive des conditions de travail depuis l’indépendance, qu’elle attribue notamment aux conflits armés, à la mauvaise gouvernance et aux instabilités politiques. Cette situation a, selon elle, entraîné la destruction d’infrastructures, la fermeture d’entreprises et une baisse significative du pouvoir d’achat.
La question salariale occupe une place centrale dans son plaidoyer. « Le salaire de misère » traduit, selon Civava Kwinja Ghislaine, le manque de reconnaissance du travail fourni par les agents publics, dont les revenus ne permettent plus de couvrir les besoins essentiels. Elle dénonce également des écarts importants entre différentes catégories de fonctionnaires, qualifiés d’injustices sociales.
Face à cette réalité, Civava Kwinja Ghislaine préconise une application stricte des textes légaux afin de garantir plus d’équité. Elle appelle les employeurs à se conformer aux décrets-lois du 30 mai 2025 relatifs au salaire minimum interprofessionnel garanti, aux allocations familiales et à la contre-valeur du logement. Le SMIG, rappelle-t-elle, est fixé à 21.500 francs congolais par jour pour le manœuvre ordinaire depuis janvier 2026.
Abordant les conditions d’exercice de l’action syndicale, Civava Kwinja Ghislaine évoque les difficultés liées à la fermeture d’entreprises pour des raisons sécuritaires ainsi que les perturbations engendrées par l’arrêt des activités bancaires. Elle dénonce par ailleurs des restrictions à la liberté syndicale dans certaines structures, en contradiction avec les engagements internationaux de la RDC.
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays, Civava Kwinja Ghislaine exprime sa solidarité envers les populations affectées par les conflits armés et appelle à privilégier la voie du dialogue. « Mettre fin à la guerre, c’est garantir un avenir meilleur pour les travailleurs et l’ensemble de la population », affirme-t-elle.
Malgré les défis, Civava Kwinja Ghislaine invite les travailleurs à demeurer unis et engagés dans la défense de leurs droits, tout en exhortant les autorités à prendre des mesures concrètes pour restaurer la dignité du travailleur congolais.
Civava Kwinja Ghislaine met en lumière à travers cette prise de parole, l’urgence de réponses concertées face à une question sociale devenue centrale au Sud-Kivu.
Pascal Mushiarhamina



