Kabare : le pont Kabulanga menace la vie des passants

Les usagers du pont Kabulanga, situé dans le village de Nyamakana, groupement de Bugorhe, en territoire de Kabare, à proximité de l’aéroport national de Kavumu, font face à une situation de plus en plus préoccupante.
L’état de cet ouvrage de fortune alimente des inquiétudes croissantes quant à la sécurité des populations qui l’empruntent au quotidien.
Construit à base de planches et de branches d’arbres, ce pont constitue un axe de passage essentiel pour plusieurs villages environnants. Il relie notamment les groupements de Bugorhe, Bushumba, Luhihi et Lugendo, facilitant ainsi les déplacements des habitants dans cette partie du territoire.
Au-delà de la mobilité des personnes, cette infrastructure joue un rôle économique important. Elle permet aux agriculteurs et aux éleveurs d’acheminer leurs produits vers le centre commercial de Kavumu, contribuant ainsi à l’approvisionnement local et à la subsistance de nombreuses familles.
Cependant, la situation s’est aggravée à la veille de ce mercredi 8 avril, après l’effondrement de certaines parties en bois composant l’ouvrage. Cette dégradation accentue les risques pour les usagers, déjà exposés à des conditions de traversée précaires.
Sur place, les témoignages traduisent une vive inquiétude au sein de la population. « Nous avons peur de traverser ce pont. Bientôt, nos enfants reprendront le chemin de l’école et devront passer par ici. Nous ne savons pas quoi faire si rien n’est entrepris en urgence, surtout au regard de la profondeur de cette canalisation », a confié un habitant rencontré sur les lieux.
Suite à ce danger imminent, les usagers du pont Kabulanga lancent un appel pressant aux autorités compétentes afin d’intervenir dans les plus brefs délais. Ils redoutent des pertes en vies humaines et des dégâts matériels si aucune mesure n’est prise rapidement.
Contacté pour réagir à cette situation, le chef ad intérim du village de Nyamakana n’a pas encore donné suite à nos sollicitations. Pendant ce temps, les habitants continuent de traverser cet ouvrage au péril de leur vie, faute d’alternative viable.
François Ishaka



