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Kabare : l’interdépendance entre l’homme, la faune et la flore au cœur d’une sensibilisation de l’IPGL à Mudaka

Dans le cadre d’un projet d’appui à la sensibilisation et au relèvement socio-économique des communautés Batwa et des populations riveraines, soutenu par Global GreenGrants Fund avec l’appui technique de Strong Roots Congo, l’Initiative pour la Paix et la Gouvernance Locale(l’IPGL ASBL) a poursuivi, vendredi 27 mars 2026, sa campagne de sensibilisation sur la protection du PNKB à Mudaka, en territoire de Kabare.

Intervenant au cours de cette activité, Maître Florentin Bashige, chef de projet, a rappelé les conséquences de la dégradation de l’environnement au sein du PNKB. Il a notamment insisté sur les effets du changement climatique, déjà perceptibles, en lien avec les pressions exercées sur cette aire protégée.

Il a également mis en lumière l’importance des rivières prenant leur source dans le parc, qui alimentent le lac Kivu et constituent une ressource essentielle pour les populations locales à travers la richesse halieutique qu’elles soutiennent.

Modérée par Maître Prince Nyakasha, conseiller technique de l’IPGL, la séance a permis de souligner la relation étroite entre les communautés et leur environnement.

Les échanges ont mis en évidence que la biodiversité fournit des services écosystémiques indispensables tels que l’eau, la fertilité des sols, le bois, les ressources alimentaires, la régulation du climat et la pollinisation. En retour, les activités humaines influencent directement l’état des habitats et des espèces animales.

« Comprendre cette interdépendance suppose d’abandonner les pratiques destructrices du PNKB et de reconnaître que le bon fonctionnement de ses écosystèmes conditionne la sécurité alimentaire, les revenus et la résilience des ménages riverains », a souligné l’orateur.

Insistant sur la responsabilité partagée, il a ajouté que si la faune et la flore soutiennent les moyens de subsistance humains, ces derniers doivent adopter des pratiques favorables à la conservation et à la restauration des écosystèmes.

Il a également relevé que, si la nature peut se régénérer sans l’homme, ce dernier reste fortement dépendant d’un environnement sain pour sa survie.

« Bien que cette interdépendance soit évidente, l’homme demeure le plus vulnérable en l’absence d’un environnement équilibré. Il ne peut pratiquement pas vivre sans lui », a-t-il martelé.

De leur côté, les participants se sont engagés à promouvoir des pratiques agro-pastorales durables, notamment l’agroforesterie et l’élevage de petits bétails, afin de réduire la pression sur le parc tout en assurant une production responsable.

Ils ont également évoqué le reboisement des zones dégradées, la lutte contre l’érosion et les feux de brousse comme des priorités pour préserver les habitats naturels et la qualité des cours d’eau, essentiels aux espèces endémiques du PNKB.

Signalons que cette activité a réuni à Mudaka divers acteurs locaux, notamment des agriculteurs, éleveurs, exploitants forestiers, membres des communautés autochtones pygmées, autorités locales, organisations de conservation, acteurs de la société civile ainsi que des leaders religieux, après les étapes de Miti et Bugorhe. La campagne devrait se poursuivre dans le groupement d’Irhambi-Katana.

La rédaction

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