Kabare/JIDH : Des institutions appelées à agir pour renforcer la protection des droits humains

À l’occasion de la Journée internationale des droits humains célébrée chaque 10 décembre, les institutions ainsi que plusieurs acteurs compétents sont appelés à réagir afin de défendre les droits fondamentaux régulièrement bafoués dans différentes zones de la partie orientale du pays.
Selon maître Innocent Nyakura, président de la société civile forces vives de Cirunga, cette journée rappelle que les droits humains constituent un pilier essentiel de la paix, de la prospérité et du bien-être collectif. Elle vise aussi à raviver l’engagement mondial en leur faveur.
Dans la province du Sud-Kivu en général et dans le territoire de Kabare en particulier, l’édition du 10 décembre 2025 a pris un caractère particulier, car la région demeure profondément affectée par une crise sécuritaire persistante depuis le début de l’année.
Aucune activité commémorative n’a pu être organisée. Les défenseurs des droits humains sont réduits au silence depuis l’occupation de plusieurs entités. L’état des lieux reste alarmant. Les violations ne cessent d’augmenter, avec des cas d’exécutions sommaires, d’arrestations et de détentions illégales, d’enlèvements, ainsi que de nombreux actes de justice populaire rapportés quotidiennement.
Face à cette situation jugée très sombre, maître Innocent Nyakura appelle l’ensemble des défenseurs des droits humains à faire preuve de résilience afin de se mobiliser et de pousser le gouvernement congolais, les institutions et les citoyens à prendre des mesures concrètes pour renforcer la protection des droits humains.
François Ishaka, depuis Kabare



