Bukavu : le professeur Alumeti Munyali appelle les jeunes de Panzi à s’engager pour restaurer la paix

Le quartier Panzi, situé dans la ville de Bukavu et récemment érigé en commune, traverse depuis plusieurs mois une crise sécuritaire persistante. Les habitants y vivent dans la peur permanente, confrontés à des meurtres, assassinats, vols, viols et incursions à répétition.
Cette situation, qui a déjà coûté la vie à de nombreuses personnes, endeuille presque chaque jour des familles entières.
Face à cette recrudescence de l’insécurité, le professeur docteur Alumeti Munyali Désiré, chirurgien pédiatre, médecin légiste et doyen de la faculté de médecine de l’Université Évangélique en Afrique, a tiré la sonnette d’alarme.
Il qualifie la situation de crise alarmante, douloureuse et honteuse, précisant qu’elle n’épargne plus personne, même en plein jour.
Lors d’un entretien accordé à la presse locale, le professeur Alumeti a exprimé sa profonde compassion envers les familles touchées par cette violence. Il a rendu hommage à toutes celles qui ont perdu des proches, souvent tués dans des conditions atroces, ligotés ou abattus lors des incursions nocturnes.
Il a également évoqué le sort de nombreux enfants orphelins, des veuves et des habitants plongés dans la précarité, la peur et le désespoir, souvent sans assistance ni réconfort.
Dans son message, le professeur Alumeti a lancé un appel vibrant à la communauté de Panzi, l’invitant à l’unité et à la solidarité face à cette épreuve. Il a particulièrement exhorté les jeunes à s’engager résolument dans la lutte contre l’insécurité, à collaborer étroitement avec les services de sécurité, à refuser toute complicité avec les auteurs de violences et à signaler sans crainte tout comportement suspect.
Il a encouragé ces jeunes à ne pas céder à la peur ni à la résignation, estimant que le rétablissement de la paix à Panzi dépend avant tout de l’engagement collectif et du courage de la population.
Selon lui, malgré les sacrifices à consentir, cet engagement demeure la voie la plus sûre pour restaurer la dignité d’un quartier autrefois paisible et stratégique, aujourd’hui fragilisé par la terreur et la misère.
Le professeur Alumeti a en outre interpellé les autorités compétentes afin qu’elles prennent des mesures urgentes pour protéger les habitants de Panzi. Il a souligné que la vie des citoyens y est désormais menacée au quotidien et que l’inaction risquerait d’aggraver davantage la crise.
Son appel résonne comme un cri du cœur dans une région déjà meurtrie par l’instabilité et l’insécurité. Pour de nombreux habitants, ses paroles traduisent un sentiment partagé d’épuisement et d’indignation face à la dégradation continue des conditions de vie.
Depuis plusieurs mois, Panzi reste le théâtre d’une série d’actes criminels commis sous le regard d’autorités locales souvent impuissantes. Les habitants espèrent que cette nouvelle interpellation contribuera à réveiller les consciences et à amorcer un véritable sursaut pour ramener la paix dans ce quartier symbole de résistance et de douleur.



