Kabare : la société civile de Mudusa dénonce une nouvelle vague d’attaques armées

La société civile du groupement de Mudusa, en territoire de Kabare, alerte sur la recrudescence de l’insécurité dans cette partie.
Dans la nuit du 11 au 12 septembre 2025, des hommes armés non identifiés ont attaqué les sous-villages de Cirhagabwa, Misimbi et Luhoko, semant la panique parmi la population.
Selon la société civile de Mudusa, plus de dix maisons ont été violemment visitées. Plusieurs habitants ont été tabassés, tandis que des sommes importantes d’argent et des téléphones portables ont été emportés par les assaillants.
Dans une déclaration signée le 12 septembre par son rapporteur, Alain Ashuza, la société civile condamne « des actes barbares et inhumains » et appelle les autorités locales, provinciales et nationales à prendre leurs responsabilités pour rétablir la sécurité.
Elle exige l’ouverture immédiate d’enquêtes afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de les traduire en justice.
En attendant, la société civile invite la population à rester vigilante, à s’unir et à collaborer avec les forces de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Disons que cette attaque rappelle celle survenue dans la nuit du 27 au 28 août 2025, lorsque les villages de Kabungo, Kalangwe, Luhoko et Cirhagabwa avaient été pris pour cible. Des maisons avaient été cambriolées et plusieurs biens de valeur emportés.
Au cours de cette incursion, un homme de 33 ans, Birindwa Michel Key, père de cinq enfants, avait été assassiné dans le sous-village de Cirhagabwa.
« Nous sommes profondément touchés par cette attaque des hommes armés qui ont emporté les biens de nos concitoyens et arraché la vie à l’un des nôtres », avait alors déclaré François Mubalama.
De même, la nuit du 21 au 22 juin 2025 avait été marquée par une autre incursion armée dans le sous-village de Cirhagabwa 2, situé dans le village de Cimpwiji.
Des hommes lourdement armés et non identifiés avaient attaqué la population en pleine nuit, pillant plusieurs biens de valeur et semant la terreur. Plusieurs habitants avaient été passés à tabac, d’autres torturés, laissant des familles dans une profonde détresse.
Parmi les victimes de cette attaque figurait le pasteur Byumanine Namusika Naboti, de la 55ᵉ Communauté baptiste au Congo (CBC) Irumbu Mudusa. Grièvement blessé lors de l’irruption des assaillants à son domicile, il avait vu sa maison totalement vidée.
Les biens préparés pour le mariage de son fils, prévu le lendemain, avaient également été emportés.
François Ishaka, depuis Kabare



