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Uvira : la consommation du chanvre chez les jeunes inquiète et suscite l’alerte de Machozi ya Raïya

La consommation du chanvre chez les jeunes et certains adultes prend une ampleur préoccupante dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Face à cette situation, le Mouvement citoyen Machozi ya Raïya interpelle les autorités et appelle à des mesures urgentes pour lutter contre ce phénomène aux conséquences sanitaires et sociales.

Dans une alerte rendue publique, cette structure citoyenne indique que différentes catégories de la population sont concernées, notamment les élèves, les étudiants, les artistes musiciens, les conducteurs de motos-taxis et les débardeurs. Certains élèves du secondaire figureraient également parmi les consommateurs, qui s’adonneraient à cette pratique discrètement, parfois en association avec des cigarettes et des boissons fortement alcoolisées.

Au-delà de la consommation, le mouvement dénonce la persistance du commerce clandestin de cette substance dans la ville. Selon ses observations, la disponibilité du chanvre et son prix abordable faciliteraient son accès à un nombre croissant de consommateurs. Il déplore également l’insuffisance des interventions des services publics pour endiguer ce trafic.

L’alerte met par ailleurs en cause certains éléments des services de sécurité, notamment des policiers, des militaires et des Wazalendo, accusés de consommer du chanvre ou de faciliter les activités des trafiquants. Ces allégations, qui nécessitent des vérifications auprès des personnes et services concernés, soulèvent des interrogations sur l’efficacité de la lutte contre ce commerce illicite.

Pour inverser cette tendance, Machozi ya Raïya recommande le renforcement des patrouilles et l’adoption de mesures appropriées contre les réseaux de commercialisation. La structure appelle également les parents à jouer pleinement leur rôle dans l’encadrement des enfants et la prévention de la consommation des substances psychoactives.

Sur le plan sanitaire, l’usage du cannabis peut entraîner des troubles respiratoires, des difficultés de concentration et de mémoire, ainsi que des problèmes de santé mentale, notamment l’anxiété, la dépression et des troubles psychotiques chez certaines personnes vulnérables. Les risques peuvent être accentués par l’association avec l’alcool et d’autres substances psychoactives.

Face à ces préoccupations, une mobilisation des autorités publiques, des familles et des acteurs sociaux apparaît nécessaire pour prévenir les conséquences de ce phénomène et mieux protéger la jeunesse dans la ville d’Uvira.

Raphaël Lwango

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