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Sud-Kivu : Baraka et Fizi réclament des éclaircissements sur les restrictions de communication et les frais scolaires

Dans une lettre ouverte adressée au gouverneur du Sud-Kivu, l’activiste et professeur Akwa Fleming Eau Lourde interpelle les autorités provinciales sur les restrictions de communication qui affecteraient Baraka et le territoire de Fizi depuis près de quatre mois, ainsi que sur les frais scolaires de 3 000 francs congolais par élève au titre de l’informatique. Il plaide pour davantage de transparence, d’équité et de dialogue dans la gestion de ces préoccupations.

La situation sécuritaire et les charges scolaires dans ces deux entités du Sud-Kivu suscitent des interrogations. Dans sa correspondance, Akwa Fleming Eau Lourde demande aux autorités d’expliquer les mesures prises et de tenir compte des difficultés auxquelles sont confrontées certaines familles.

Concernant les communications, le signataire reconnaît la nécessité des mesures de sécurité, mais s’interroge sur les critères justifiant leur application à Baraka et à Fizi, alors que d’autres zones de l’est de la République démocratique du Congo connaissent également l’insécurité.

Il souligne les conséquences de ces restrictions sur les échanges familiaux, les activités commerciales, les transactions financières et l’accès à l’information, sollicitant ainsi la publication des motifs de la mesure, une réévaluation de sa nécessité et des précisions sur les conditions de rétablissement des services.

La seconde préoccupation porte sur les frais de 3 000 francs congolais par élève prévus au titre de l’informatique, selon les éléments rapportés dans la lettre en référence à l’arrêté provincial fixant les frais scolaires. Tout en reconnaissant l’importance de l’enseignement numérique, l’auteur demande des éclaircissements sur la destination de ces fonds et les mécanismes de contrôle.

Il souhaite également connaître le nombre d’écoles disposant d’ordinateurs fonctionnels, de salles adaptées, d’électricité et d’enseignants qualifiés pour assurer cet apprentissage.

Cette question se pose avec une acuité particulière à Fizi, où les difficultés sécuritaires et économiques peuvent alourdir les charges des ménages. Pour le signataire, il est nécessaire de vérifier la disponibilité des équipements dans chaque établissement et d’envisager des mesures adaptées lorsque les services éducatifs correspondant aux frais demandés ne sont pas effectivement accessibles.

L’objectif, précise-t-il, n’est pas de priver les élèves de l’informatique, mais de leur garantir des conditions d’apprentissage équitables. Au-delà de ces deux préoccupations, la lettre met en avant la nécessité d’une gouvernance provinciale fondée sur la transparence et la concertation. Akwa Fleming Eau Lourde estime que les habitants de Baraka et de Fizi doivent bénéficier de la même considération institutionnelle que les autres populations du Sud-Kivu.

Il préconise notamment un dialogue entre les autorités, les représentants des parents d’élèves, les responsables scolaires et la société civile afin de dégager des solutions adaptées aux réalités locales.

En conclusion, l’activiste et professeur demande au gouverneur de clarifier les motifs des restrictions de communication, de rendre compte de la gestion des frais informatiques, de publier un état des lieux des infrastructures scolaires et d’examiner des mesures tenant compte des difficultés des familles concernées. Il appelle également à des consultations avec les acteurs locaux pour renforcer la confiance entre la population et les institutions provinciales.

Il faut dire qu’à travers cette démarche, l’enjeu est de garantir un traitement équitable aux habitants de Baraka et de Fizi, tout en apportant des réponses concrètes aux préoccupations liées à la sécurité, à l’éducation et aux conditions de vie.

Raphaël Lwango

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