Mondiapress Médias 2026 : la série de Janvier Barhahiga distinguée en photojournalisme

À Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le photojournaliste Janvier Barhahiga a été distingué dans la catégorie Photojournalisme du Prix Mondiapress Médias 2026 pour sa série intitulée « Après le feu : deuil, traumatisme et résilience à Bukavu ».
Son travail porte sur une période souvent moins visible après une catastrophe, celle qui suit l’extinction des flammes. Les images rendent compte du deuil, des traumatismes et des efforts entrepris par les survivants pour reprendre leur vie quotidienne.
La série met notamment en lumière des familles endeuillées et des personnes confrontées aux séquelles du drame. L’objectif est de montrer les conséquences humaines qui se prolongent bien au-delà de l’événement lui-même.
« Cette reconnaissance me rappelle pourquoi je continue à faire du journalisme de terrain, témoigner, documenter et préserver la mémoire de nos sociétés à travers l’image », explique Janvier Barhahiga.
Raconter l’après-catastrophe
Dans la couverture médiatique des catastrophes, l’attention se porte souvent sur le bilan humain, les dégâts matériels et les opérations de secours. Janvier Barhahiga choisit de prolonger ce récit en s’intéressant à ce qui se passe une fois l’urgence passée.
Son travail montre notamment les difficultés auxquelles sont confrontées les familles après la perte d’un proche, ainsi que les efforts nécessaires pour reconstruire une vie bouleversée par le drame.
Basé à Bukavu, le photojournaliste couvre depuis plusieurs années les conflits, les crises humanitaires et les questions environnementales dans l’est de la RDC. Ses reportages accordent une place particulière aux populations affectées par ces différentes situations.
« Après le feu, il reste des cicatrices. Mais il reste aussi des vies, des mémoires et de la résilience à raconter », souligne-t-il.
Une distinction remise à Paris
La cérémonie officielle de remise du Prix Mondiapress Médias 2026 est prévue le 22 octobre à l’UNESCO, à Paris. Le lauréat indique toutefois qu’il ne prévoit pas de se rendre en France, notamment en raison du contexte sanitaire lié à l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC.
Au-delà de la récompense individuelle, cette distinction met en lumière les personnes photographiées, qui ont accepté de partager leur intimité alors qu’elles traversaient des moments particulièrement difficiles.
La reconnaissance obtenue par Janvier Barhahiga rappelle ainsi le rôle du photojournalisme dans la documentation des crises, mais aussi dans la préservation de la mémoire des populations qui en subissent les conséquences.
Rédaction



