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Uvira : le manque de moyens financiers favoriserait l’automédication chez les étudiants

Le recours à l’automédication chez les étudiants de la ville d’Uvira préoccupe le Mouvement Citoyen Machozi ya Raïya, qui appelle les autorités à agir notamment sur l’accessibilité financière des soins.

Selon les données d’une étude scientifique publiée en 2023 dans le Pan African Medical Journal, 57,4 % des étudiants interrogés déclarent recourir à l’automédication lorsqu’ils tombent malades. Le manque de moyens financiers pour consulter un professionnel de santé constitue le principal motif évoqué, cité par 67,7 % des participants.

Le paludisme figure parmi les principales pathologies poussant les étudiants à s’automédiquer, devant notamment les céphalées, la fièvre typhoïde, les dysménorrhées et les douleurs abdominales.

Cette pratique consiste à prendre des médicaments de sa propre initiative, sans consultation préalable d’un professionnel de santé. Elle peut exposer à des erreurs de diagnostic ou de dosage, à des traitements inadaptés, à des interactions médicamenteuses et à des réactions allergiques, avec également un risque de contribuer à la résistance aux antimicrobiens.

Face à cette situation, le Mouvement Citoyen Machozi ya Raïya invite les autorités sanitaires à renforcer les campagnes d’éducation sur les dangers de l’automédication et du mauvais usage des médicaments. Il encourage également les établissements pharmaceutiques à respecter les règles de délivrance et à mieux orienter les patients.

La structure citoyenne plaide par ailleurs pour un accès plus abordable aux consultations et aux soins pour les étudiants. Elle estime que l’amélioration de l’accessibilité financière des services de santé devrait être considérée comme l’un des leviers permettant de réduire le recours à l’automédication.

Raphaël Lwango

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