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Fizi : l’insécurité maintient plusieurs écoles fermées dans les hauts plateaux de Mulima

Plusieurs établissements scolaires des hauts plateaux de Mulima, dans le groupement de Basilicha, restent fermés depuis la rentrée scolaire 2026-2027 en raison de la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Cette situation prive des milliers d’enfants, notamment ceux issus des familles déplacées et des communautés d’accueil, de l’accès à l’éducation.

Parmi les écoles concernées figurent notamment l’École primaire Gulumbe, l’EP Avenir, l’EP Abala, l’EP Kunguli et l’EP Mahembe, ainsi que plusieurs autres établissements de la région. La non-reprise des cours intervient dans un contexte marqué par des affrontements armés récurrents, qui entretiennent la peur et l’incertitude au sein de la population.

Le samedi 26 septembre 2026, le quartier Mulembe a notamment été la cible de bombardements. Aucune perte en vie humaine n’a toutefois été signalée à la suite de cet incident, selon les informations communiquées par le Mouvement citoyen Machozi ya Raïya (MCMR). Malgré cette absence de bilan humain, la situation sécuritaire demeure préoccupante pour les habitants.

Sur le plan humanitaire, le village de Mulima accueille actuellement plusieurs personnes déplacées internes ayant fui les violences dans différentes localités des hauts plateaux. D’après le MCMR, ces populations n’auraient reçu aucune assistance humanitaire depuis mai 2026, alors que leurs besoins en nourriture, en eau, en soins de santé, en protection et en abris restent importants.

Face à cette situation, le Mouvement citoyen Machozi ya Raïya appelle le gouvernement de la République démocratique du Congo à renforcer la protection des civils et de leurs biens. L’organisation demande également la mise en place de mesures sécuritaires efficaces et durables susceptibles de favoriser le retour volontaire, sécurisé et digne des personnes déplacées dans leurs villages d’origine.

La reprise effective des activités scolaires figure également parmi les priorités soulevées par le Machozi ya Raïya. Le mouvement plaide pour l’adoption de dispositions appropriées afin de permettre aux enfants des communautés d’accueil comme à ceux issus des familles déplacées de retrouver le chemin de l’école dans des conditions sécurisées.

Le MCMR sollicite enfin l’intervention des organisations humanitaires nationales et internationales, des agences des Nations unies, des organisations de défense des droits humains ainsi que des autres partenaires engagés dans la protection des civils, appellant également à renforcer leur présence dans les hauts plateaux de Mulima et à faciliter l’acheminement urgent de l’aide destinée aux populations affectées.

Rédaction

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