RN30 à Uvira : six mois après la reprise, la lenteur des travaux ravive les inquiétudes

Alors que la modernisation de la Route nationale n°30 (RN30) était présentée comme un projet prioritaire pour améliorer la circulation et les échanges entre Uvira(RDC) et le Burundi, le chantier peine toujours à convaincre.
Six mois après la reprise des travaux sur le tronçon reliant le triangle de jonction de la RN5 à Kavimvira jusqu’à la frontière burundaise, les avancées observées sur le terrain suscitent de nombreuses interrogations quant au respect du calendrier annoncé.
Cette situation préoccupe le Mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA, qui dénonce une exécution jugée excessivement lente des travaux confiés à l’entreprise EIS Africa. Dans une déclaration, il affirme que ce projet, financé par l’Union européenne, ne souffrirait d’aucune contrainte financière et estime que les retards seraient plutôt liés au rythme d’exécution du chantier.
La structure citoyenne rappelle que, lors de la reprise officielle des travaux le 17 mars 2026, le chef de projet d’EIS Africa, Ibrahim Lagnika, avait assuré que le respect du calendrier constituait « une obligation » et annoncé une durée d’exécution de huit mois. À deux mois de cette échéance, le mouvement considère que l’évolution du chantier reste en deçà des engagements pris.
Long d’environ 6,7 kilomètres, ce tronçon constitue un axe essentiel pour la mobilité des personnes et le transport des marchandises entre Uvira et le Burundi. Son aménagement est attendu depuis plusieurs années en raison de son importance pour les activités économiques et les échanges transfrontaliers.
Le mouvement citoyen craint désormais que l’ouvrage ne soit pas livré dans les délais annoncés, avec pour conséquence un report de sa mise en service au-delà de l’année 2026. Il invite EIS Africa à communiquer sur l’état d’avancement des travaux, à présenter un calendrier réaliste et à prendre les dispositions nécessaires pour accélérer le chantier.
Cette structure citoyenne appelle également les autorités congolaises ainsi que les partenaires techniques et financiers à renforcer le suivi de ce projet afin de garantir le respect des engagements contractuels.
Si l’entreprise ne parvient pas à honorer ses obligations, le mouvement estime que les autorités compétentes devraient envisager la résiliation du marché et son attribution à une société capable d’achever les travaux dans les délais et conformément aux normes requises.



