Kabare : Mudusa frappé par une nouvelle attaque nocturne, 48 heures après le drame meurtrier de Buhozi

La population du groupement de Mudusa, dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu), a vécu une nouvelle nuit de terreur dans la nuit du samedi 11 avril 2026, aux environs de 1 heure du matin. L’attaque a été signalée dans le sous-village de Cirhagabwa 2, situé dans le village de Cimpwiji.
Selon la société civile Forces vives de Mudusa, des individus armés ont fait irruption dans plus de cinq ménages, semant la panique parmi les habitants. Les assaillants, décrits comme violents et déterminés, ont emporté plusieurs biens de valeur, notamment des téléphones, de l’argent et divers effets personnels.
Cette nouvelle incursion intervient seulement 48 heures après une autre attaque enregistrée à Buhozi, dans le même territoire de Kabare, au cours de laquelle une personne avait été tuée et plusieurs biens de valeur emportés. Une succession d’actes criminels qui alimente la peur et l’inquiétude au sein des communautés locales.
À Mudusa, ces violences ont laissé derrière elles des familles traumatisées et dépouillées, accentuant davantage le climat d’insécurité dans la zone. Face à la recrudescence de ces attaques, la société civile locale hausse le ton.
Elle condamne fermement cette nouvelle attaque, qu’elle qualifie de « lâche et barbare », et exige l’ouverture immédiate d’enquêtes sérieuses afin d’identifier, arrêter et traduire en justice les auteurs de ces exactions, sans complaisance.
Par ailleurs, elle appelle la population à redoubler de vigilance, particulièrement durant la nuit. Parmi les mesures recommandées figurent la mise en place de mécanismes d’alerte communautaire, la collaboration étroite avec les autorités locales, ainsi que la dénonciation systématique de tout mouvement suspect ou de toute présence inhabituelle dans les quartiers.
« La sécurité est un droit, pas un privilège. Nous refusons de continuer à compter les victimes dans l’indifférence générale », a déclaré la société civile de Mudusa.
Il faut dire que cette série d’attaques relance avec acuité la question du renforcement des dispositifs sécuritaires dans les zones rurales du Sud-Kivu, régulièrement en proie à des incursions de bandits armés.
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