Crise à l’AFDC-A : le parti annonce des poursuites contre un groupe « autoproclamé » et resserre les rangs autour de Bahati Lukwebo

Une vive tension secoue l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC-A), qui dénonce une tentative de prise de contrôle illégale orchestrée par un groupe d’individus se réclamant abusivement de ses structures dirigeantes.
Dans un communiqué officiel, la formation politique a rappelé que seules ses instances habilitées sont autorisées à s’exprimer en son nom. Elle a, par conséquent, condamné des déclarations jugées « irrégulières » et annoncé l’engagement de poursuites judiciaires « immédiates” contre leurs auteurs.
À l’origine de cette controverse, une conférence de presse tenue par ce groupe dissident, au cours de laquelle il a proclamé la destitution du président du parti, Modeste Bahati Lukwebo. Les initiateurs de cette démarche ont également désigné Otto Bahizi comme président intérimaire, en attendant l’organisation d’un congrès.
Cette initiative intervient dans un contexte politique déjà tendu, quelques jours après l’éviction de Modeste Bahati Lukwebo de la présidence du Sénat, sur fond de critiques liées à sa gestion.
En réaction, l’AFDC a réaffirmé sa cohésion interne et son soutien à son président, tout en renouvelant son alignement derrière le chef de l’État, Félix Tshisekedi, présenté comme son autorité morale. Le parti a appelé ses militants à faire preuve de vigilance face à ce qu’il qualifie de « manœuvres de déstabilisation ».
Alors que le climat politique demeure fragile, cette nouvelle affaire met en lumière les rivalités internes et les luttes d’influence persistantes au sein de la classe politique congolaise.
L’AFDC affirme, de son côté, être déterminée à recourir à toutes les voies légales pour faire échec à ce qu’elle considère comme une tentative illégitime de prise de contrôle.
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