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Bukavu : flambée du prix du carburant, la NDSCI-Bagira dénonce des pratiques abusives et interpelle les autorités

La hausse jugée anarchique du prix du carburant à Bukavu suscite une vive inquiétude au sein de la population. Dans une interview accordée à Estnews.info ce mardi 7 avril, Shamikolo Kitwembili Bertin, président de la NDSCI-Bagira, a tiré la sonnette d’alarme sur une spéculation généralisée observée tant dans les stations-service que chez les revendeurs informels.

Selon lui, les prix à la pompe oscillent actuellement entre 3 500 et 6 000 francs congolais, tandis que chez certains cambistes, le litre se négocie entre 6 000 et 8 000 francs congolais. Une situation qui, d’après cette structure citoyenne, échappe à tout contrôle et plonge les usagers dans une incertitude persistante.

Au cours de cet entretien, Shamikolo Kitwembili Bertin a également révélé que certaines stations-service seraient impliquées dans des pratiques jugées déloyales. D’après des indiscrétions, ces dernières refuseraient temporairement de servir les clients dans l’attente d’une nouvelle hausse des prix, dans le but d’augmenter leurs marges bénéficiaires. Des allégations qui traduisent, selon lui, une aggravation de la spéculation sur le marché local.

Cette instabilité des prix affecte directement le secteur du transport urbain. Les chauffeurs et motocyclistes peinent à fixer les tarifs des courses, notamment sur les axes Place Bagira et Place Ciriri-Kasha, où les coûts varient régulièrement. Les conducteurs de motos figurent parmi les plus touchés par cette situation.

Face à cette crise, la NDSCI-Bagira appelle les autorités urbaines à une intervention urgente. Elle exhorte notamment le maire de la ville à prendre des mesures pour encadrer les prix du carburant et harmoniser les tarifs de transport selon les différents axes.

« La population souffre déjà de cette situation. Il est impératif de mettre fin à cette spéculation et de protéger les intérêts des citoyens », a insisté Shamikolo Kitwembili Bertin.

Dans un contexte socio-économique déjà fragile, la société civile plaide pour une régulation rapide du secteur afin de soulager les ménages et de rétablir une certaine équité dans la fixation des prix.

Rédaction

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