kamituga : des opérateurs pétroliers dénoncent des tracasseries fiscales et des perceptions illégales

Des pratiques de tracasseries fiscales et de perceptions présumées illégales sont dénoncées dans le secteur pétrolier de la ville de Kamituga et du territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Le Mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA alerte sur cette situation et appelle les autorités compétentes à intervenir pour y mettre fin.
Selon cette structure citoyenne, plusieurs frais seraient imposés aux opérateurs économiques par des agents présentés comme relevant du service des hydrocarbures, à différentes étapes de leurs activités commerciales. L’entrée d’un bidon de carburant dans la ville de Kamituga serait ainsi soumise au paiement de 1 000 francs congolais, tandis que le déchargement d’un véhicule coûterait 3 000 francs congolais par fût.
Des frais supplémentaires d’identification ou de recensement des opérateurs seraient également exigés, à hauteur de 30 à 50 dollars américains. Ces prélèvements seraient effectués à plusieurs barrières érigées aux entrées et aux sorties de Kamituga, ainsi que sur différents axes du territoire de Mwenga, où sont également signalées des barrières tenues par des Wazalendo.
D’après le mouvement, les petits commerçants pétroliers opérant notamment sur l’axe Kamituga-Kitutu-Lugushwa sont particulièrement affectés, leurs marges bénéficiaires étant réduites par l’accumulation de ces paiements. Cette situation aurait également des répercussions sur les consommateurs, qui subiraient la hausse du prix du carburant et, par conséquent, celle de plusieurs biens et services.
La structure citoyenne déplore également l’absence de documents justificatifs pour ces prélèvements. Alors que le paiement de la taxe annuelle donne lieu à la délivrance de notes de débit et de preuves de paiement, les autres frais seraient encaissés sans remise de reçus. Elle affirme en outre que le bureau des hydrocarbures de Kamituga reste fermé, malgré la présence de percepteurs qui poursuivraient les recouvrements sur le terrain.
Face à ces dénonciations, le mouvement rappelle que toute perception fiscale ou administrative doit reposer sur un fondement légal, être effectuée par un service habilité et donner lieu à la délivrance d’une preuve de paiement. Il estime qu’aucun opérateur économique ne devrait être soumis à des prélèvements arbitraires dont la légalité et la destination ne sont pas clairement établies.
Le Mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA appelle enfin les autorités provinciales à prendre des mesures pour mettre fin aux perceptions non autorisées et à la multiplication des barrières jugées illégales dans la ville de Kamituga et le territoire de Mwenga.
Raphaël Lwango



